La Truffade et la Quenelle

C'est l'histoire de deux gourmandes séparées par 200km. Tranches de vies, mais surtout tranches de gâteaux !

30 octobre 2008

Pancakes et pains au chocolat

Parfois, je me dis que ça sert de faire du yoga… Non, sans rire, quand vous passez 1h à écrire un billet complet et que suite à un bug tout s’efface, ça peut aider de rester zen.

(naturellement, quand ça m’est arrivé hier, j’ai violemment refermé l’ordinateur et été passer mes nerfs sur le chat qui avait le malheur de jouer avec les stores… On appelle ça canaliser l’énergie. Je suis sûre que ma prof de yoga approuverait).

Mais je suis têtue, me voilà de retour avec les mêmes recettes.

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Je vais en profiter pour donner des nouvelles d’Anne, notre Truffade favorite, qui est encore enterrée sous le boulot. Elle rêve de cheesecake en attendant… (je sais qu’elle « communique » aussi dessus, j’encourage donc ses camarades à réclamer, ce serait dommage de passer à côté…)

Aujourd’hui, recette simplissime pour le petit déjeuner, de quoi égayer un dimanche matin par exemple. A l’origine, il y a ce jeu lancé par Flo sur son site Bretzel et café crème.

Mon petit déjeuner habituel ? Jamais le même ! J’avoue, je suis une grande fan des tartines de baguette fraîche beurrée, mais j’ai rarement le temps d’aller chez un boulanger digne de ce nom le matin, le plus satisfaisant étant à 20 minutes de marche. Oui, je suis petite fille de boulangère et ça m’a rendue psychorigide sur la baguette : difficile de me contenter. Donc en général, j’avale ce qui se trouve dans ma cuisine : porridge, yaourt, thé, biscuits, banane, café, …

La seule constante, c’est un verre de jus de fruits. Sans cela, je ne suis pas apte à fonctionner.

Alors parler de mon petit déjeuner préféré, ça allait être dur… Et pourtant, je me suis souvenue d’un petit déjeuner en particulier. Un 1er janvier, il y a quelques années. Peu de sommeil, tout le monde entassé dans le salon, un peu trop d’alcool. Et moi en train de faire des pancakes pour tout le monde à 9h du matin !

Etrangement, c’était bien passé. Depuis, cela m’est arrivé plusieurs fois de réitérer l’expérience du pancake « gueule de bois ». Il paraît que c’est au menu du 1er janvier 2009…

Pour ceux qui ne connaissent pas le pancake, disons que c’est l’équivalent canadien de notre crêpe : plus épaisse, plus petite et un peu plus sucrée. Aussi bonne.

J’en ai profité ici pour rajouter une autre « recette ». J’en aurais presque honte tellement elle est simplissime, mais cela peut rendre service le jour où on n’a ni envie de se rendre chez le boulanger, ni envie de se mettre vraiment aux fourneaux. Parce qu’on a TOUJOURS envie de pain au chocolat…

Donc voici un pain au chocolat minute, tiré de « Confidences sucrées » de Pierre HERME et Julie ANDRIEU.

(et en digne petite fille de boulanger, je sais, c’est pas pareil qu’un VRAI pain au chocolat. Mais..euh..c’est moins gras !!)(excuse bidon pour expliquer que je suis une flemmarde…)(promis, un jour on fera un VRAI pain au chocolat)

Pancakes

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Pour une douzaine de pancakes

  • 3 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 1 cuillère à café rase de sel
  • 3 œufs
  • 2 verres de lait
  • 50g de beurre
  • 240g de farine
  • ½ sachet de levure

Dans un saladier, fouettez le sucre, le sel, les œufs et le lait.

Faîtes fondre le beurre et tamisez la farine et la levure. Ajoutez alternativement le beurre et la farine en remuant vivement.

Si vous aimez, il est tout à fait possible de rajouter des fruits comme les myrtilles ou les framboises dans la pâte. On peut aussi mettre des pépites de chocolat. Je m’étais ici contentée de pancakes natures, mais ils sont délicieux avec des « surprises » dedans !

Laissez reposer la pâte pendant 1/2h (ou pas, mais cela vous permet de faire les pains au chocolat)

Dans une poêle enduite de matière grasse, versez une petite louche de pâte. N’étalez surtout pas !

Laissez cuire à feu moyen jusqu’à ce que les petits bulles qui vont se former sur le dessus du pancake commencent à éclater et la pâte à sécher. Retournez alors pour faire dorer l’autre côté.

Servez chaud, avec du sirop d’érable, de la confiture, de la crème de marrons, du Nutella, …

Pains au chocolat minute

(j’en ai honte tellement c’est simple ! Mais les meilleures choses sont parfois les plus basiques…) :

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Pour 4 pains au chocolat :

  • un rond de bonne pâte feuilletée
  • 4 barres de chocolat pas trop épaisses (au lait ou noir de préférence)
  • un peu de lait
  • un peu de sucre

Préchauffez le four à 200°C (très important !)

Découpez le rond de pâte en 4 triangles. Oh, ça va, « presque » triangles, on s’en fiche du bord convexe. Tiens, d’ailleurs, on va s’en servir de ce côté convexe : contre lui, sur la pâte, déposez une barre de chocolat puis roulez la pâte autour, comme un tapis. Réitérez l’opération pour chaque triangle convexe. Oui, je sais, ce n’est pas géométriquement exact comme expression ! Et alors, George W. Bush a bien été président des USA pendant 8 ans et je suis pas sûre qu’il ait été un as en maths non plus. (y’a vraiment des râleurs aujourd’hui pour de dire « Et alors ? »)

Bon, revenons-en à nos pains au chocolat.

Coupez un peu de la pâte qui dépasse sur les bords si vous n’aimez pas trop cela, sinon ramenez-la sous le pain au chocolat. Laissez la pointe du triangle sur le dessus.

Badigeonnez le pain de lait puis saupoudrez de sucre.

Dans l’idéal, il faudrait mettre les pains au chocolat au frigo mais tout dépend de votre patience…

L’important est de créer un choc thermique le plus fort possible, d’où la nécessité que le four soit chaud. C’est ce qui permet à la pâte de lever.

Enfournez donc pendant ¼ d’heure voire un peu plus, jusqu’à ce que les pains au chocolat soient dorés.

Oui, vous avez compris, une fois la technique de pliage maîtrisée, c’est trèèèès simple. Et j’ai beau l’avoir détaillée, c’est tout c** en réalité. La prochaine fois, je fais une vidéo

NB : avant que des voix ne s’élèvent et appellent la SPA, non je n’ai pas maltraité mon chat hier… (par contre, je suis moins sûre pour la porte du salon… Ca existe la Société de Protection des Portes de Salon ?)

Posté par La Quenelle à 14:28 - Petites (ou grandes) douceurs - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 octobre 2008

J'ai pas compté, mais paraît qu'elles étaient mille...

Je devrais être en train de préparer un sac de voyage. Si si. Allez savoir pourquoi, je suis devant mon ordinateur en train de rédiger une recette, longue qui plus est. Je n'ai jamais eu le sens des priorités.

Alors, qu'allons nous déguster aujourd'hui ? Ou plutôt, qu'avons nous englouti hier ? Parce qu'hier soir, c'était repas entre filles, il fallait donc un VRAI dessert. Après bien des hésitations (entre celle qui n'aime pas le chocolat noir et celle qui rechigne à avaler des fruits, le choix est quelque peu limité, mais on y arrive toujours !), j'ai opté pour un millefeuille.

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Le millefeuille et moi, c'est toute une histoire (oui, encore une fois). Il faut dire que j'avais eu le malheur de dévorer celui ramené un jour par ma tante. Du coup, à chaque fois qu'elle venait, elle en amenait un. Et j'avoue qu'à la fin, je n'en pouvais plus et que je me suis retrouvée à froncer le nez voire à avoir la nausée devant ce gâteau. Hier, j'ai enfin réussi à y regoûter et même à l'apprécier.

Je me suis basée sur la recette issue du livre de Pierre Hermé et Julie Andrieu, Confidences sucrées. Le millefeuille n'est pas vraiment un dessert compliqué mais entre les temps de repos et de cuisson, il vaut mieux avoir sa journée devant soi !

Le millefeuille à la vanille

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Pour la crème à la vanille :

  • 30 cl de crème fraîche liquide
  • une gousse de vanille (deux c'est mieux mais ça dépend de votre budget)
  • 4 jaunes d'oeufs (on congèle les blancs ou on en fait des meringues)
  • 100g de sucre en poudre
  • 1 feuille de gélatine (=2g) La recette contenait plus de gélatine mais j'ai été un peu déçue par la texture, au point que j'ai dû rajouter du mascarpone
  • 250g de mascarpone

Pour le feuilletage :

  • deux plaques de bonne pâte feuilletée déjà étalée (ce que le livre ne me conseillaitpas mais en fait, ça marche bien...)
  • du sucre en poudre
  • du sucre glace

Ce millefeuille nourrira 6 personnes ou 4 très grosses gourmandes.

Le matin, faîtes bouillir la crème et, hors du feu, laissez infuser dedans la gousse de vanille fendue et vidée de ses graines (euh, dans la crème les graines, cela va sans dire). Couvrez pendant une demie-heure.

Pendant ce temps, faîtes tremper la gélatine dans de l'eau froide 20 minutes et essorez-la.

Retirez ensuite la gousse et réservez votre crème vanillée.

Préparez une jatte remplie de glace (cela vous servira à refroidir votre préparation après l'opération délicate que nous allons décrire ci après)

Dans une autre jatte, battez les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse (environ 2 minutes). Versez peu à peu la crème dessus et mélangez vigoureusement.

Et c'est là que commencent les réjouissances ! Transférez votre mélange dans une casserole et mettez à chauffer à feu moyen. Le but ici, c'est d'obtenir un mélange à 85°C. Pas facile quand on n'a pas de thermomètre... Heureusement, il y a une technique très simple : ce seuil de température s'appelle cuisson "à la rose", parce que quand on souffle sur la cuillère trempée dans la préparation, on obtient une rosace (dixit Pierre Hermé). Ne nous compliquons pas la vie à faire des roses, nous on se contentera de voir que la cuisson est parfaite quand on pourra tracer un trait avec son doigt sur la cuillère et que les deux bords ne se rejoindront pas. Je rassure ceux que la complexité effraie : on voit le mélange épaissir, inutile de tremper la cuillère et de tracer des traits toutes les dix secondes ! Naturellement, il faut remuer la crème durant TOUTE la cuisson ! On va pas surfer sur le net en attendant que ça cuise, on reste à côté.

Une fois la température de 85°C atteinte, on pose vite la casserole sur les glaçons et, toujours en remuant, on ajoute la gélatine. On remue encore pendant 3 minutes et puis régulièrement jusqu'à ce que le mélange ait refroidi. Ensuite, on transfère dans le frigo et on souffle un peu.

Occupons nous maintenant de la pâte feuilletée. Là encore, c'est une opération qui peut sembler délicate, mais cela se passe très bien si on surveille le four.

Préchauffez le four à 250°C.

Etalez la pâte feuilleté et découpez 3 ronds d'un diamètre d'une vingtaine de centimètres. Oui, on peut faire un rectangle, un triangle, un trapèze, on s'en fout en fait. (comme je n'avais que 2 plaques étalées, j'ai découpé 2 ronds puis réuni les chutes pour en faire un troisième)

Saupoudrez les ronds de sucre, de façon uniforme. Enfournez. La pâte va gonfler et se gondoler, c'est pourquoi il faudra la rabaisser en la recouvrant d'une plaque en métal ou d'une grille dès que le sucre caramélise, avant qu'elle ne durcisse (quelques minutes). C'est aussi pourquoi je conseille de ne s'occuper que d'un rond de pâte à la fois, à moins que vous soyez riches en plaques...   Laissez cuire 15 à 20 minutes, selon la puissance de votre four et comment vous aimez la pâte feuilletée.

Sortez ensuite votre pâte du four, retournez-la et saupoudrez de sucre glace. Enfournez à nouveau jusqu'à ce que la pâte soit ambrée. Et répétez l'opération pour chaque rond de pâte et laissez refroidir dans un coin.

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Alors j'ai testé le grill pour cette opération et je ne conseille pas si vous avez un four un peu pourri... Oui, j'ai cramé ma pâte, heureusement que j'en avais en rab (cela dit, les bords étaient très acceptables et sont bien passés avec mon café...) Quoi qu'il en soit, restez à côté du four pour surveillez, avec un bouquin mais à côté...

Là on peut réellement se reposer jusqu'à l'arrivée des invités. Juste avant qu'ils ne sonnent, ressortez votre crème à la vanille du frigo (où elle aura reposé 3h minimum !)

Dans une jatte, assouplissez le mascarpone avec une cuillère à soupe. Ajoutez peu à peu la crème à la vanille et mélangez vigoureusement jusqu'à obtenir un mélange homogène.

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Prenez un rond de pâte feuilletée et posez le côté caramélisé en haut. Recouvrez de la moitié de la crème. Posez un autre rond de pâte dessus et recouvrez du reste de crème. Terminez par le dernier rond.

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Saupoudrez de sucre glace et servez accompagné de crème anglaise et de gavottes au chcolat (que vous pouvez briser pour recouvrir les côtés du millefeuille mais.. j'ai eu la flemme en fait !)

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Du fait de mon accident de caramélisation de ma pâte, j'ai eu plus de chutes que prévu. J'en ai profité pour faire l'apéro : j'ai recouvert mes chutes de gruyère, de sésame, de mon reste de ketchup avec un lardon, j'ai entouré un cube de fetâ de pâte, ... Utilisez votre imagination mais ne gâchez pas !

(OK, j'avoue maman, en fait j'ai mangé la moitié de la pâte crue aussi... Mais enfin, tu me connais !!!)

Oh, pendant que j'y pense, certaines personnes se sont désolées que leurs commentaires aient été effacés : les gens, mettez une adresse mail quand vous postez un commentaire ! L'adresse du site Internet est faculative mais pas celle du mail ! Allez, on répète tous ensemble : Pseudo + Mail !! Pseudo + Mail !! Pseudo + Mail !!

(par la même occasion, je réclame toujours des compliments sur mes photos.. Surtout s'ils sont hypocrites !!)

Posté par La Quenelle à 22:52 - Petites (ou grandes) douceurs - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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