10 janvier 2009
Joyeuses pâques à toutes et à tous !!! [Spéciale dédicace!]
Je vous souhaite à vous tous, chers lecteurs et lectrices, une excellente année 2009, j’espère qu’elle sera riche en émotions, en sourires, en agréables rencontres et bien entendu en découvertes culinaires J
De mon côté, l’année a débuté par l’achat d’un micro-onde tout beau et tout neuf, afin de remplacer mes plaques électriques, qui étaient, il faut bien l’avouer, un tout petit peu illégal ! Mais je dois dire que ce changement est plutôt une bonne chose. Cela me donne l’occasion de découvrir la cuisine au micro-onde (le Père Noël a même anticipé mon achat en m’offrant un livre complet sur cette manière de cuisiner avec toutes les informations nécessaires !) et de limiter aussi les odeurs de cuisine comme les éclaboussures, moyennement cool, dans ma petite chambre d’étudiante !
Donc, comme vous pouvez vous en douter, la recette d’aujourd’hui sera réalisée au micro-onde !
J’ai fait ça avec les moyens du bord, mais les recettes les plus simples sont parfois (ça serait trop simple si c’était toujours le cas !) les meilleures !
Gratin de légumes au Morbier
[Note sur le Morbier : c’est tout d’abord un petit village situé dans le parc naturel régional du Haut Jura (dans ma région natale), mais aussi un excellent fromage AOC au lait cru, avec une allure ressemblant au fromage à raclette mais avec une « raie » noire et continue sur toute la tranche si caractéristique. Son parfum est franc et fruité, persistant en bouche, avec un léger goût de crème. Informations tirées du site http://www.fromage-morbier.com/ ]
Pour 2 à 3 personnes
4 pommes de terre
1 courgette
8 champignons de Paris frais
150 à 200g de Morbier
Mélange de fines herbes séchées (fraîches, c’est encore meilleur évidemment !)
Basilic (mon mélange n’en contenait pas assez, et je suis une adepte inconditionnelle !!)
Sel, et poivre du moulin
Epluchez vos pommes de terre et coupez les ensuite en fines lamelles (le temps de cuisson dépendra naturellement de leur épaisseur). Coupez en petits dés votre courgette et vos champignons de Paris. Préparez de belles tranches de Morbier. Réservez.
Disposez au fond de votre plat vos lamelles de pommes de terres en bande. Assaisonnez avec le mélange de fines herbes, le basilic, le sel et le poivre du moulin. Versez par-dessus vos dés de courgette et de champignons. Assaisonnez de la même manière.
Faites cuire au micro-onde pendant 6 à 8 minutes selon votre goût et l’épaisseur de vos lamelles de pommes de terre.
Disposez vos tranches de fromage sur le dessus, afin de recouvrir entièrement votre garniture.
Enfournez à nouveau votre gratin dans le micro-onde pendant 1 à 2 minutes.
Servez sans attendre et savourez !
[Le terme gratin n’est pas le plus approprié pour décrire ce plat, étant donné l’absence de béchamel et de fromage gratiné, car la cuisson au micro-onde permet juste de faire fondre le fromage, sauf si vous avez la chance d’en avoir un avec l’option grill !]
22 novembre 2008
La vraie Truffade auvergnate
Oui. Enfin.
La recette de la TRUFFADE. La vraie Truffade auvergnate.
Il était temps vous allez me dire. Parce que bon, soyons honnêtes, notre blog ne brille pas par ses statistiques et quand on a enlevé nos mamans et amis, ben il reste surtout les gens qui arrivent ici par hasard. Et parmi eux se trouvent quelques amateurs de bonne chère, qui recherchent « la vraie truffade auvergnate » ou « que boire avec une truffade ».
(On remarquera comment j’optimise ainsi la requête Google…)
Bref, je m’en voulais un peu de proposer à ces malheureux un blog au titre trompeur. Mais il se trouve que j’ai à disposition des cobayes très volontaires pour faire exploser leur quota de calories et pour vérifier que le vin s’accorde bien avec le plat. On admire leur sens du sacrifice… (je leur avais quand même fait peler les patates pour me venger).
Donc aujourd’hui, mesdames et messieurs, devant vos yeux ébahis : la recette de la VRAIE Truffade auvergnate, réalisée par une Quenelle.
Je sais, c’est pas tous les jours qu’on voit ça…
Et d’abord, qu’est-ce que la Truffade ? (mis à part le surnom de Anne…)
Il s’agit d’un plat à base de pommes de terre et de tomme de cantal, et RIEN d’autre ! (oui, je sais, on avait mis du lard ici, mais c’est parce qu’on est des kamikazes de la nutrition).
Nul doute qu’il faut aimer le fromage et que ça a tendance à tenir au corps. Parfait pour l’hiver. Un peu comme la tartiflette, mais version Massif Central. Donc oui, la Truffade est une excellente alternative à la Tartiflette.
C’est un plat extrêmement simple à cuisiner, qui ne prend pas de temps, si ce n’est de remuer la casserole de temps en temps.
J’avais regardé plusieurs recettes mais j’ai finalement fait au feeling, et j’ai eu raison : ne suivez pas les recettes vous annonçant qu’il faut 600g de pommes de terre pour 6 personnes, vous allez avoir faim…
La Vraie Truffade Auvergnate
Pour 3 personnes :
· 500g de pommes de terre
· 250g de tomme de Cantal (il est souvent difficile de trouver de la tomme fraîche en dehors de l’Auvergne, mais un fromage de Cantal jeune est parfaitement adapté aussi)
· Un gros morceau de saindoux (idem ici, de l’huile remplace parfaitement)
· Du lard pour les kamikazes
· Sel
· Poivre
Lavez et épluchez les pommes de terre. Coupez-les en rondelles.
La question revient souvent : « Mais quelle sorte de pommes de terre pour la Truffade ? » Le mieux, ce sont des pommes de terre un peu « vieilles », oui, celles qu’on a oubliées dans le frigo ou au cellier, ou bien des pommes de terre spéciale purée. Dans tous les cas, surtout pas de pommes de terre nouvelles.
Je sais aussi que certains font revenir de l’ail dans leur poêle avant d’ajouter les pommes de terre, mais ce n’est pas indispensable et cela peut même « couvrir » le goût de la tomme.
Dans une poêle profonde, faîtes fondre le saindoux ou chauffer de l’huile. Je ne précise pas les quantités mais ne lésinez pas : la Truffade n’est pas un plat de régime et il est nécessaire que les rondelles de pommes de terre n’accrochent pas trop. Donc on n’hésite pas à mettre un bon fond !
Si vous avez choisi de mettre du lard, ajoutez-le, coupé en morceaux ou non, afin qu’il libère son gras (et là j’ai fait fuir ou saliver toutes celles au régime !)
Mettez à cuire vos rondelles pendant environ une demi-heure environ, à feu doux sans couvrir. Remuez régulièrement afin d’éviter que cela accroche au fond.
Augmentez ensuite un peu le feu et couvrez pendant une dizaine de minutes.
Les temps de cuisson donnés ici ne sont qu’indicatifs, il se peut que vos pommes de terre aient besoin de plus ou moins de temps pour cuire. Leur aspect est de toute façon votre meilleur indicateur : les pommes de terre doivent être légèrement colorées et s’écraser assez facilement sous la fourchette (mais on ne veut pas de purée non plus, on appellerait ça de l’aligot sinon !)
Découpez la tomme de Cantal en fines lamelles et ajoutez-la aux pommes de terre. Salez et poivrez.
A l’aide d’une fourchette, écrasez les rondelles de pommes de terre et mélangez-les au fromage qui fond, comme sur la photo ci-dessus. Poursuivez l’opération jusqu’à ce que le fromage ait complètement fondu et enrobé les pommes de terre.
Laissez ensuite mijoter pendant quelques minutes, le temps que cela dore.
Servez immédiatement, avec une salade par exemple.
Quel vin boire avec une Truffade ?
Un vin rouge, sans aucun doute. La tomme de Cantal n’est pas de ces fromages qui acceptent bien les blancs. Dans l’idéal, je conseillerais de boire un côte du Rhône ou un Gigondas, de préférence fruité (et meilleur servi autour de 18°C, si je ne m’abuse…)
Cette petite recette m’a en tout cas donné envie de redécouvrir les classiques auvergnats, il est donc possible que certains atterrissent ici à l’avenir (amateurs de fromage…)
Mais bonne nouvelle (ou non), ma période salée s’achève avec cette recette. Bientôt ici, les muffins du diable…
12 octobre 2008
Le steak-frites diététique
Nan nan, pas d'erreur dans le titre ! C'est juste que pour moi, ce qui est fait avec de bon ingrédients et sans surplus de matières grasses, sel et cie, ben c'est diététique ! Si on en enlève plus, c'est régime, et ça c'est nul. Ici, le but était de tout faire moi-même (enfin presque, j'ai pas élevé et dépecé un boeuf...), c'est plus sain.
Aujourd’hui donc, recette salée ! Mon Dieu, serais-je en train de passer du côté obscur de la force ?
Certes, cela ressemble à un steak-frites, tout simplement parce que c’en est un ! Mais un bon, hein ! On n’est pas chez l’ami Ronald ici !
Et puis on admirera comment j'ai participé à l'opération "5 fruits et légumes frais par jour" : tomates, prune, pomme de terre (oh, ça va, ça peut bien compter comme légume aujourd'hui !) et même salade si on est tout fou ! Rhaaa, je vous accorde les pommes de terre, prce que je suis d'humeur généreuse, mais la salade c'est un légume là, vous avez vu comme on a toujours faim après ??
Bon.
Alors comment préparer un steak-frites diététique ? (c'est définitif, j'adore ce mot !)
Déjà, j’ai fait le ketchup moi-même. La saison des tomates est un peu terminée donc ce n’était pas le moment idéal, mais la recette utilisée est à conserver pour le prochain été (on utilisera le congélo…)
Pour les potatoes (ouais, OK, c’était pas des vraies frites), j’ai utilisé une recette que j’avais depuis des lustres et qui a toujours fait ses preuves.
Et je me suis inspirée de cet essai pour le steak . Parfaitement, un steak aux prunes ! C’est même pas mauvais. Et il faut avouer qu’avec la touche sucrée du ketchup, c’était top !
Le steak-frites diététique (une exclusivité "La Quenelle" !) (avec la voix genre c'est de la pub SVP)
Les ingrédients sont ici pour une personne, à vos tables de multiplications !
Pour le ketchup pas de chez Heinz :
- 500g de tomates
- 1 oignon
- 1 gousse d’ail
- 5 cl de vinaigre
- 25 g de sucre
- 1/2 cuillère à café de sel
- 2 grosses pincées de poivre (voire plus si vous aimez)
- 2 clous de girofle
- une grosse pincée de piment (comme je crains, je me suis contentée de mes traditionnelles épices tandoori !)
Lavez et coupez les tomates en morceaux. Mettez les à cuire pendant 1/2h, à feu assez vif avec l’oignon et l’ail hachés. Surveillez pour éviter que ça grille ! Passez au moulin à légumes ou au chinois, pour obtenir un coulis. Versez dans une casserole, ajoutez le vinaigre et les épices et faites cuire jusqu’à ce que la préparation aie réduit de moitié (environ 45min). On obtient une consistance sirupeuse. Et l’impression de ne pas avoir beaucoup de ketchup pour toutes ces tomates !! Ajoutez le sucre et remettez sur le feu pendant 15 minutes. Versez dans un récipient adapté et laissez reposer 3 jours au réfrigérateur avant de consommer. Ce ketchup se conserve 2 mois fermé au réfrigérateur et en plus il se congèle !
Pour les potatoes pas de chez McCain :
- Deux pommes de terre (de préférence adaptée au four)
- Une petite cuillère à soupe d’huile d’olive
- Sel selon les goûts et la tension artérielle
- Une ou deux pincées de poivre
- Une ou deux pincées d’herbes de provence (thym et romarin en priorité)
- ½ cuillère à café de curry ou de paprika
La recette est trèèèèèèès complexe…
Première étape : coupez les pommes de terre en frites, en gardant la peau (donc on les lave bien avant !)
Deuxième étape : dans un récipient qui se ferme, mettez tous les ingrédients. Fermez. Secouez bien fort.
Dernière étape : déposez vos potatoes sur une plaque un peu huilée. Enfournez à 200°C pendant une bonne demie-heure.
Oui, je sais, c’était dur.
Pour le steak fruité que même Charal il le fait pas :
- 100 à 150g de viande hachée
- Une quetsche ou deux
- Sel, poivre et vinaigre pour la cuisson (oh, et la noisette de beurre aussi, si on veut)
Là encore, complexité extrême.
Déjà, on lave les prunes et on épluche si on aime pas la peau. On mixe et on mélange à la viande hachée.
Là vient l’opération la plus difficile : former un steak… En gros, on fait un rond, on presse bien et on peut même faire des rainures à la fourchette. Je conseille de faire un steak épais, bien pressé, ça évite qu’il ne parte en morceaux à la cuisson.
La cuisson justement. Dur. On met un peu de matière grasse dans la poêle si la viande est maigre (ha ha…), on sale et on poivre et on fait cuire sur les deux faces à sa convenance. On termine la cuisson par un soupçon de vinaigre. Oui, on fait ça chez moi et je ne supporte pas mon steak sans vinaigre. Je sais pas, ça donne un p’tit goût dont je ne peux pas me passer. Donc voilà, on m’écoute et on essaie si on connait pas.
Le reste est facile (surtout si vous avez correctement chronométré vos opérations) : on met dans une assiette et..on mange ! Je ne saurais que conseiller la petite salade et la tomate avec ce plat tout de même déjà complet (sans rire, là encore j’ai failli pas prendre de goûter !)
Nous remarquerons naturellement que mon assiette brille par l’absence de salade et qu’elle est fort moche. Je sais. Mais c’était ça ou je mangeais froid. Alors vous avez droit à des photos très laides en plus. De toute façon, je doute que ça intéresse quelqu’un mes photos… (non, sans rire, vous avez pas entendu mes appels désespérés aux compliments hypocrites dans les billets précédents ??)







