18 juillet 2009
Toucinho do céu, le lard du ciel
Après un mois d’absence, la Truffade et la Quenelle émergent des profondeurs du Net. Bon, seulement la Quenelle en fait, la Truffade ayant décidé d’aller voir à quoi ressemblait la gastronomie de l’autre côté du Rhin. Je ne doute pas qu’elle reviendra avec quelques bonnes idées et des kilos de pâte aux graines de pavot…
En attendant, j’ai enfin eu le temps de me remettre un peu à la cuisine, ce qui a été un réel plaisir après ce mois quelque peu stressant. Les vacances, enfin. J’avais oublié à quel point il était agréable de passer la journée entière à bouquiner, sans culpabiliser parce qu’il faut travailler.
J’avoue que je cuisine pourtant moins en été, me contentant souvent de profiter des fruits et légumes à disposition, sans particulièrement les accommoder. Un filet d’huile d’olive ou de sucre et c’est en général terminé.
Mais j’ai eu envie d’un plaisir très sucré et un peu gras aujourd’hui. Pour assurer mes apports en glucides et lipides, naturellement !
J’ai donc réalisé un « toucinho do céu », gâteau portugais qui est aussi très apprécié au Brésil. En français, ça donne « lard du ciel ». Le nom est à mon avis quelque peu exagéré, mais il est vrai qu’il s’agit d’une gourmandise au petit goût d’amandes et de caramel, délicieuse mais peu adaptée au bikini. Mais comme il pleut…
Toucinho do céu
- 250g de sucre
- 125g d’amandes en poudre
- 6 jaunes d’œuf (congelez les blancs ou tentez les macarons)
- 1 pincée de cannelle
- 10g de farine
- 25g de beurre
- du sucre glace
Préchauffez le four à 180°C.
Dans une casserole, chauffez le sucre « à sec ». J’ai ici fait le choix d’attendre une légère caramélisation pour obtenir des pépites de caramel, mais il est sinon conseillé d’enlever la casserole du feu avant. Dans tous les cas, restez à côté.
Laissez refroidir un peu le sucre.
Pendant ce temps, battez les jaunes d’œuf avec de la cannelle.
Ajoutez la poudre d’amandes puis les œufs au sucre et mélangez. Incorporez ensuite la farine et le beurre ramolli.
Remettez la casserole sur feu doux et remuez jusqu’à ce que la crème obtenue soit épaisse et nappe la cuillère.
Versez la pâte dans un moule beurré. Très sincèrement, je conseille ici un moule en silicone, le démoulage s’avérant moins délicat. D’ailleurs, comme je n’ai pas de moule à manqué en silicone, j’ai utilisé mes moules à muffins et le résultat s’est avéré très pratique pour la dégustation.
Enfournez pendant une vingtaine de minutes, en surveillant l’aspect du gâteau. S’il commence à trop bronzer, recouvrez le moule de papier aluminium.
Laissez tiédir avant de démouler et de saupoudrer de sucre glace. Servez avec un café fort ou un cocktail aux fruits.
11 juin 2009
Grancereale, le biscuit italien bon pour la santé
Les coups de foudre culinaires ne sont pas chose courante quand on y pense. Il y a beaucoup de plats ou d’aliments que l’on aime, mais un vrai coup de foudre…
Et pourtant, les Grancereale, c’est l’histoire d’un paquet de biscuits que j’ai acheté lors de mon premier voyage en Italie, à 1h du matin sur une aire d’autoroute. C’était donc pas gagné. Sur l’emballage, c’était marqué « ancora + fibre », ce qui est normal étant donné que ces gâteaux sont à l’avoine et à la farine complète. Mais le goût… Le biscuit le plus proche est certainement le Digestive Biscuit, à la différence que le Grancereale est plus sucré et qu’il contient des céréales soufflées. Et que mon amour du sucre me le fais préférer, et de loin !
Le Grancereale a deux défauts cependant. Le premier, c’est que comme les Granola, on ne parvient pas à s’arrêter – j’en connais un qui a descendu le paquet en faisant la queue pour un concert… Les fibres ont beau être bonnes pour la santé, la fournée de biscuits avalée n’est pas excellente pour le régime non plus.
Le second défaut des Grancereale, c’est qu’ils sont introuvables en France – si quelqu’un a un tuyau, je suis preneuse ! Je suis donc obligée de dévaliser les supermarchés quand je vais en Italie, histoire de tenir jusqu’à la fois d’après. Quand on sait que le paquet ne coût pas 1,50€ à la base et que les biscuits sont délicieux, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Barilla nous inonde avec ses pâtes mais pas ses Grancereale !
Tout le monde l’aura compris, c’est délicieux mais pour y goûter, il faut passer la frontière ou les fabriquer soi-même. J’ai fini par trouver une recette satisfaisante sur un blog italien, que j’ai quand même dû modifier. Ce n’est pas encore parfait mais on s’en rapproche vraiment, surtout la version au chocolat.
Et c’est tellement simple à faire que vous auriez tort de vous en priver. Non, vraiment. Dîtes-vous que vous le faites pour avoir votre ration de fibres…
Grancereale
- 150g de flocons d’avoine
- 25g de céréales soufflées (du riz ou du quinoa par exemple)
- 100g de cassonade
- 150g de farine intégrale (possibilité de mélanger avec de la farine de riz, de millet ou d’autre chose)
- ½ sachet de levure
- un sachet de sucre vanillé
- une bonne pincée de sel
- 110g de beurre
- pour varier les plaisirs : chocolat en poudre, raisins secs, cranberries, pommes séchées, amandes, noisettes, …
Préchauffez le four à 200°C.
Dans un saladier, mélangez toutes les matières sèches.
Faites ramollir le beurre et incorporez-le au mélange. Malaxez jusqu’à ce que vous obteniez une boule de pâte qui ne se brise pas en morceaux quad elle est pressée. Si jamais c’est le cas, ajoutez un peu d’eau voire un œuf.
Si vous souhaitez donner d’autres saveurs aux biscuits, vous pouvez ajouter du chocolat (fondu ou en poudre) ou des fruits secs.
Sur un plan de travail, étalez une partie de la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, jusqu’à obtenir une épaisseur de 6-7 mm. L’opération peut s’avérer un peu délicate, l’important est de bien presser pour que le mélange se tienne.
A l’aide d’un emporte-pièce, découpez des biscuits et déposez-les sur une feuille d’aluminium.
Enfournez pendant environ 12 minutes, les biscuits ne devant pas être trop secs à leur sortie du four.
Laissez refroidir et sécher sur une grille pendant quelques heures, et conservez dans une boîte à l’abri de l’air… si vous y parvenez !
09 mars 2009
Les Campagnole, petits biscuits italiens
Si l’Italie regorge de spécialités toutes plus savoureuses les unes que les autres, on oublie souvent qu’on y mange de délicieux biscuits aussi : biscotti, amaretti, …
Les Campagnole sont entre la bugne lyonnaise et le scone anglais, à la différence qu’on peut les conserver longtemps dans une boîte en fer. Je les préfère d’ailleurs quand ils sont secs ! Ils sont délicieux servis avec du thé, dans lequel ils fondent.
J’ai ici utilisé une recette au dos d’un paquet (en italien SVP !), et les miens sont donc nature. Mais il est possible de les parfumer d’une touche de vanille ou de glisser des petites choses dedans.
Campagnole
Pour une quarantaine de biscuits :
- 120g de margarine
- 220g de sucre
- 30g de beurre
- un œuf
- 160g de lait froid
- une pincée de sel
- 500g de farine de blé fine
- 40g de farine de riz
- ½ sachet de levure
Dans une terrine, fouettez la margarine et le sucre, jusqu’à obtenir un mélange lisse et crémeux.
Ajoutez le beurre mou puis l’œuf, le lait et le sel tout en continuant de mélanger. Enfin, incorporez en douceur les farines.
Travaillez lentement la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène.
Laissez-la reposer une heure ou deux.
Préchauffez le four à 180°C.
Etalez la pâte au rouleau sur une épaisseur de 7mm environ.
Découpez des formes de votre choix. Parsemez de sucre.
Enfournez pendant 20 à 25 minutes.
Vous pouvez déguster les Campagnole chauds comme froids, accompagnés de confiture ou non.
08 février 2009
Bugnes briochées
Dans quelques jours, j’aurai 20 ans…
...
OK, ça fait plusieurs fois que je fête mes 20 ans, mais ça devient compliqué de compter, je ne fonctionne plus que par dizaine ! Là n’est pas le propos !
Quand j’étais plus jeune et que l’école n’était pas une zone stérile à cause de règles sanitaires idiotes, j’apportais toujours un saladier de bugnes en classe pour fêter mon anniversaire. J’ignore pourquoi, mais j’avais plein d’amis à l’époque ! Ma maman se levait tôt le matin pour confectionner ces délicieux beignets et m’assurer une popularité démente. Cette recette lui a été donnée il y a bien longtemps et nous n’avons jamais trouvé meilleur. Les bugnes sont moelleuses à souhait et je ne parle pas de leur goût !
Mes amis de primaire s’en souviennent encore…
Je ne vais pas vous refaire l’histoire de la bugne et les différentes versions qui existent, je vous renvoie ici pour la recette de la bugne lyonnaise croustillante.
Je tiens aussi à préciser que si les photos sont de moi aujourd’hui, ce n’est pas le cas du reste : je me suis levée trop tard ce matin et je ne suis arrivée que pour rouler dans le sucre les deux dernières bugnes !
Donc rendons à ma mère ce qui lui appartient !
Bugnes briochées
-
- - 4 œufs
- - 200g de crème fraîche
- - 4 cuillères à soupe de sucre
- - 1 sachet de levure
- - un peu de rhum
- - environ 600g de farine
- - de l’huile pour la friture
- - du sucre glace ou en poudre pour décorer
Versez les œufs, la crème, le sucre, la levure et le rhum dans un récipient.
Battez le tout et ajoutez progressivement la farine jusqu’à saturation, afin d’obtenir une pâte que l’on peut étaler au rouleau à pâtisserie.
Laissez reposer 2 heures sous un torchon à température ambiante.
Etalez la pâte (épaisseur 5 à 10mm) et découpez-la en losanges de quelques centimètres de long. Entaillez le centre de chaque losange, passez une pointe du losange dans l’entaille et tirez derrière pour obtenir une bugne retournée. (j’essaie de faire rapidement des photos pour illustrer l’opération)
Faites chauffer de l’huile de friture jusqu’à 180°C environ.
Faites frire quelques bugnes en les retournant régulièrement avec une écumoire pour qu’elles dorent sur tous les côtés. Ne les laissez pas trop longtemps, dès qu’elles ont gonflé et coloré, retirez-les à l’aide de l’écumoire.
Disposez-les sur du papier absorbant et attendez quelques instants.
Puis trempez-les dans une assiette remplie de sucre. J’utilise personnellement du sucre en poudre parce que je trouve que mes bugnes se conservent mieux. Mais certains préféreront peut-être le sucre glace.
Conservez les bugnes à l’abri de l’air. Contrairement aux bugnes croustillantes, celles-ci ne se gardent pas trop : elles sèchent. Mais de toute façon, il en reste rarement au bout de 24h !
01 octobre 2008
De mon amour pour le sucre
Anne ayant décidé de s’occuper du volet diététique de ce blog, je me suis dit qu'il fallait que quelqu'un ruine tous ses efforts. Oui, moi. C'est vrai, je ne me préoccupe en général pas trop de ce qu’il y a dans mon assiette pourvu que les produits soient de bonne qualité. Mais là où Anne cherche à enlever, moi je rajoute. Les calories ? Les graisses ? Peu importe, j’en ai besoin pour vivre ! (quooooi ?)
Naturellement, à chacun ses propres besoins et le meilleur moyen pour garder la ligne et la forme, cela reste encore d’écouter son corps. Et c'est vrai, le mien brûle beaucoup d’énergie et il ne tient pas sans un bon goûter à 16h.
Inutile de le nier : j’ai la dent sucrée. Ce qui explique que le goûter reste mon repas favori, celui où je me lâche et me permets tout. Et franchement, un yaourt et un fruit au goûter...ça craint.
Donc toujours le sucre. On en dira ce qu’on veut, il reste nécessaire à l’organisme, alors autant lui faire honneur !
L’autre jour, illumination : et si je faisais des meringues ? D’accord, c’est pas très nourrissant, mais c’est un excellent aliment psychologique ! Et ça me rappelle beaucoup de choses (on va éviter la référence à la madeleine de Proust là, parce que c’est trop convenu et qu’en plus je serai obligée d’aborder les madeleines de ma grand-mère dans un autre billet…)
La meringue et moi, c’est donc toute une histoire : cette meringue que me ramenait ma tante à chacune de ses visites, au point que j’en étais dégoûtée. Et cette autre enduite de chocolat, achetée chez le boulanger. Ou encore celle du vacherin l’été. Et puis celles de Liliane lors de la fête de famille annuelle…
Et comment ne pas oublier ma première plaque de meringues ? Ma première recette ratée devrais-je dire ! Parce qu’effectivement, c’était une plaque de meringue… Les blancs s’étaient écroulés, j’ai cru que je ne parvenais jamais à récupérer la plaque du four, enduite de sucre ! Le chien avait fini par m’aider.
J’ai quand même varié de la meringue traditionnelle, autant s’amuser. Voici donc les meringues cappuccino, mélange de chocolat et de café. Et bien sûr, de sucre !
Meringues cappuccino
Pour une dizaine de meringues de la taille d’un poing :
· 2 blancs d’œuf
· 150g de sucre blanc
· une pincée de sel
· 2 cuillères à café de café en poudre (j’ai utilisé de l’instantané mais je suppose qu’un vrai café moulu va aussi bien) On peut aussi se contenter d’extrait de café.
· un peu de cacao en poudre mélangé à du sucre glace
· 100g de chocolat (noir ou au lait, au choix)
Ce que j’aime aussi dans la meringue, c’est sa recette archi-simple ! A condition de ne pas rater les œufs en neige !
(et pour utiliser les jaunes, des spaguetti carbonara le soir !)
Préchauffez le four à 150°C.
Dans un bol, mettez les blancs d’œufs et une pincée de sel. Montez le tout en neige à l’aide d’un batteur électrique. Quand vous obtenez un mélange ferme (c'est-à-dire qu’on peut retourner le bol sans que tout tombe), ajouter le sucre puis le café. Inutile de battre longtemps, cessez dès que le mélange est homogène.
Monter les blancs en neige est un coup de main à prendre, on les rate parfois dans les premiers temps mais une fois qu’on a compris comment tourner et quand arrêter, c’est d’une simplicité déconcertante (surtout avec un batteur). Donc inutile de se décourager en cas d’échec, ça viendra !
Sur une plaque enduite de papier sufurisé, déposez des quenelles de votre mélange. Attention, les meringues gonflent en cuisant, espacez-les !
Vous pouvez utiliser une poche à douille bien entendu.
Saupoudrez vos meringues du mélange sucre glace / cacao.
Enfournez pendant une heure au moins. Si vous aimez vos meringues entièrement dures, faîtes-en de petites et laissez-les cuire pendant plus longtemps à four moins chaud. J’avoue que je les aime au cœur fondant, donc je limite la cuisson.
Laissez ensuite reposer dans le four éteint mais encore chaud pendant 3h.
Une fois vos meringues refroidies (et donc solidifiées), enduisez leur base de chocolat fondu. Laissez sécher sur du papier sulfurisé.
Et dégustez avec un bon café ! Ou un chocolat chaud en fait…
(hey, z’avez vu, j’ai fait des progrès en photo…
…
Ouais, OK, j’ai utilisé Photoshop…)














