Anne ayant décidé de s’occuper du volet diététique de ce blog, je me suis dit qu'il fallait que quelqu'un ruine tous ses efforts. Oui, moi. C'est vrai, je ne me préoccupe en général pas trop de ce qu’il y a dans mon assiette pourvu que les produits soient de bonne qualité. Mais là où Anne cherche à enlever, moi je rajoute. Les calories ? Les graisses ? Peu importe, j’en ai besoin pour vivre ! (quooooi ?)

Naturellement, à chacun ses propres besoins et le meilleur moyen pour garder la ligne et la forme, cela reste encore d’écouter son corps. Et c'est vrai, le mien brûle beaucoup d’énergie et il ne tient pas sans un bon goûter à 16h.

Inutile de le nier : j’ai la dent sucrée. Ce qui explique que le goûter reste mon repas favori, celui où je me lâche et me permets tout. Et franchement, un yaourt et un fruit au goûter...ça craint.

Donc toujours le sucre. On en dira ce qu’on veut, il reste nécessaire à l’organisme, alors autant lui faire honneur !

L’autre jour, illumination : et si je faisais des meringues ? D’accord, c’est pas très nourrissant, mais c’est un excellent aliment psychologique ! Et ça me rappelle beaucoup de choses (on va éviter la référence à la madeleine de Proust là, parce que c’est trop convenu et qu’en plus je serai obligée d’aborder les madeleines de ma grand-mère dans un autre billet…)

La meringue et moi, c’est donc toute une histoire : cette meringue que me ramenait ma tante à chacune de ses visites, au point que j’en étais dégoûtée. Et cette autre enduite de chocolat, achetée chez le boulanger. Ou encore celle du vacherin l’été. Et puis celles de Liliane lors de la fête de famille annuelle…

Et comment ne pas oublier ma première plaque de meringues ? Ma première recette ratée devrais-je dire ! Parce qu’effectivement, c’était une plaque de meringue… Les blancs s’étaient écroulés, j’ai cru que je ne parvenais jamais à récupérer la plaque du four, enduite de sucre ! Le chien avait fini par m’aider.

J’ai quand même varié de la meringue traditionnelle, autant s’amuser. Voici donc les meringues cappuccino, mélange de chocolat et de café. Et bien sûr, de sucre !

Meringues cappuccino

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Pour une dizaine de meringues de la taille d’un poing :

·         2 blancs d’œuf

·         150g de sucre blanc

·         une pincée de sel

·         2 cuillères à café de café en poudre (j’ai utilisé de l’instantané mais je suppose qu’un vrai café moulu va aussi bien) On peut aussi se contenter d’extrait de café.

·         un peu de cacao en poudre mélangé à du sucre glace

·         100g de chocolat (noir ou au lait, au choix)

Ce que j’aime aussi dans la meringue, c’est sa recette archi-simple ! A condition de ne pas rater les œufs en neige !

(et pour utiliser les jaunes, des spaguetti carbonara le soir !)

Préchauffez le four à 150°C.

Dans un bol, mettez les blancs d’œufs et une pincée de sel. Montez le tout en neige à l’aide d’un batteur électrique. Quand vous obtenez un mélange ferme (c'est-à-dire qu’on peut retourner le bol sans que tout tombe), ajouter le sucre puis le café. Inutile de battre longtemps, cessez dès que le mélange est homogène.

Monter les blancs en neige est un coup de main à prendre, on les rate parfois dans les premiers temps mais une fois qu’on a compris comment tourner et quand arrêter, c’est d’une simplicité déconcertante (surtout avec un batteur). Donc inutile de se décourager en cas d’échec, ça viendra !

Sur une plaque enduite de papier sufurisé, déposez des quenelles de votre mélange. Attention, les meringues gonflent en cuisant, espacez-les !

Vous pouvez utiliser une poche à douille bien entendu.

Saupoudrez vos meringues du mélange sucre glace / cacao.

Enfournez pendant une heure au moins. Si vous aimez vos meringues entièrement dures, faîtes-en de petites et laissez-les cuire pendant plus longtemps à four moins chaud. J’avoue que je les aime au cœur fondant, donc je limite la cuisson.

Laissez ensuite reposer dans le four éteint mais encore chaud pendant 3h.

Une fois vos meringues refroidies (et donc solidifiées), enduisez leur base de chocolat fondu. Laissez sécher sur du papier sulfurisé.

Et dégustez avec un bon café ! Ou un chocolat chaud en fait…

                  

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(hey, z’avez vu, j’ai fait des progrès en photo…

Ouais, OK, j’ai utilisé Photoshop…)